Lorsque le bail arrive à échéance, le propriétaire peut envisager une augmentation de loyer. Toutefois, cette révision n’est ni automatique ni toujours légale. Le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE), souvent perçu comme une simple formalité, peut devenir un levier important pour les locataires. En effet, selon la classe énergétique du logement, il est parfois possible de s’opposer à cette hausse.

Des logements mal notés exclus des augmentations

La réglementation est claire : un logement classé F ou G, considéré comme une passoire thermique, ne peut faire l’objet d’une revalorisation de loyer. Cette mesure vise à encourager les travaux de rénovation énergétique avant toute hausse. De plus, si le DPE n’a pas été annexé au bail ou n’est pas à jour, le propriétaire perd également le droit d’appliquer une augmentation, même si elle est prévue dans le contrat.

Une contestation encadrée

Le locataire qui souhaite s’opposer à une augmentation fondée sur un DPE défavorable doit le faire par écrit. Il est recommandé de rappeler dans ce courrier la classe énergétique du logement et la législation en vigueur. En cas de désaccord persistant, une saisine de la commission départementale de conciliation peut permettre de résoudre le litige à l’amiable, avant d’envisager une action devant le juge.

Un outil de protection du pouvoir d’achat

Le DPE est aujourd’hui bien plus qu’un document informatif : il devient un véritable outil de protection pour les locataires. Mieux le comprendre et savoir l’utiliser permet non seulement de préserver son budget face à une augmentation injustifiée, mais aussi de contribuer à une amélioration progressive de la qualité énergétique du parc locatif.